De nombreux consommateurs de porno se surprennent à trouver de l’excitation dans des comportements qu’ils considéraient auparavant comme inappropriés ou peu ragoûtants. Au fur et à mesure qu’ils regardent des actes sexuels de plus en plus extrêmes et dangereux, ils commencent progressivement à penser que ces comportements sont plus fréquents et plus acceptables qu’ils le ne sont vraiment.

Vous l’auriez probablement deviné, mais les rats n’aiment pas l’odeur de la mort.

Un chercheur nommé Jim Faust s’est demandé s’il était possible de modifier les comportements instinctifs. Il a donc recouvert des femelles d’un liquide dont l’odeur s’apparente à celle d’un rat mort en putréfaction. Lorsqu’il les a placé dans une cage avec de jeunes rats vierges, quelque chose d’étrange s’est produit. Le désir de s’accoupler était si puissant qu’il a surmonté l’instinct. Faisant fi de l’odeur, les rats se sont mis à copuler. D’accord, ce phénomène n’est en fait pas si étrange. La partie vraiment étrange est ce qui s’est passé ensuite.

Une fois que les rats mâles eurent appris à associer le sexe à l’odeur de la mort, Faust les plaça dans diverses cages contenant des objets pour qu’ils puissent jouer. Les rats se mirent alors à préférer les objet qui sentaient la mort, comme s’il s’agissait d’un philtre d’amour ! [1]

Je sais ce que vous pensez : “Si seulement on pouvait travailler avec des rats en SVT !” ou pas. Vous vous demandez probablement pourquoi les rats sont allés à l’encontre de leur instinct (et ont été attirés par l’odeur de la mort). Eh bien, voici la raison :

Les rats, les humains et tous les mammifères ont quelque chose dans leur cerveau appelé un “centre de récompense”. [2] Son rôle est de promouvoir les comportements sains en vous gratifiant l’organisme lorsqu’il fait quelque chose soit qui le maintient en vie (par exemple, manger) crée une nouvelle vie (par exemple, se reproduire) ou enrichit sa vie (par exemple, les interactions avec les autres). [3] Il sécrète alors un cocktail de produits chimiques dans le cerveau responsable du sentiment de plaisir. [4] (Voir voir Comment la pornographie transforme le cerveau.)

Mais ces produits chimiques font bien plus que cela. Ils permettent à votre cerveau de construire de nouvelles voies neuronales pour connectant le ressenti de plaisir à l’activité effectuée. [5] C’est pour le cerveau un moyen de s’assurer que l’individu va continuer à effectuer cette activité. L’association entre l’activité et la “récompense” se fait automatiquement, que vous le vouliez ou non. [6] (Voir Le porno affecte le cerveau à la manière d’une drogue.)

Être doté d’un centre de récompense est une très bonne chose, du moins la plupart du temps. Normalement, notre cerveau nous incite à tenir des comportements sains [7] ; mais lorsque la sécrétion de ces produits chimiques est associée à des actions dangereuses, cela produit l’effet inverse.

La pornographie déclenche chez les humains le même processus que celui ayant fait associer l’odeur de la mort au sexe chez les rats. Les consommateurs de pornographie peuvent penser qu’il ne s’agit que d’un divertissement ; mais ce faisant, leurs cerveaux créent des connexions entre leur sentiment d’excitation et ce qu’ils voient à l’écran. [8] Et lorsque les consommateurs de porno développent une forme d’accoutumance au matériaux déjà consommés, ils passent généralement à des formes plus extrêmes de la pornographie pour obtenir un niveau de plaisir similaire. [9] leurs goûts en matière de pornographie évoluent donc au fil du temps. [10] (Voir Pourquoi la consommation de pornographie se renforce au fil du temps.)

Dans une enquête menée auprès de 1 500 jeunes hommes adultes, 56 % ont déclaré que leurs goûts en matière de pornographie étaient devenus “de plus en plus extrêmes ou déviants”. [11] Tout comme les rats, de nombreux consommateurs de porno finissent par ressentir de l’excitation devant quelque chose qu’ils considéraient auparavant comme inapproprié ou peu ragoûtant. [12] Dans certains cas, les consommateurs de porno admettent que leurs goûts avaient tellement changé qu’ils n’étaient plus sexuellement attirés par leurs partenaires réels, bien qu’ils continuaient à être attirés par la pornographie. [13]

Une fois que les consommateurs commencent à visionner des actes sexuels extrêmes et dangereuses, les choses qu’ils pensaient autrefois dégoûtantes ou dégradantes peuvent commencer à leur paraître normales, acceptables et même plus fréquentes qu’elles ne le sont vraiment. [14] Une étude a révélé que les personnes exposées à des quantités significatives de pornographie avaient tendance à penser que des pratiques telles que la zoophilie ou le sexe violent étaient deux fois plus courantes que les personnes non exposées à la pornographie. [15] Lorsqu’une personne se met à penser qu’un comportement est normal, elle devient plus susceptibles de l’essayer. [16]

La recherche a également établi que regarder de la pornographie a une incidence sur les attitudes et les croyances envers le sexe, les femmes et les relations. [17] Les consommateurs de pornographie sont plus susceptibles d’exprimer des opinions soutenant la violence contre les femmes. [18] Des études ont montré une forte corrélation entre la consommation de porno par des hommes et la probabilité qu’ils portent préjudice aux femmes. [19] Une étude de 2015 ayant analysé 22 études différentes dans 7 pays a conclu : “il y a peu de doute qu’en moyenne, les personnes qui consomment fréquemment de la pornographie sont plus susceptibles d’exprimer des opinions légitimant les agressions sexuelles et de se livrer à des actes d’agression sexuelle.” [20] (Voir Comment la consommation de porno peut conduire à la violence.)

De toute évidence, toutes les personnes qui regardent du porno ne vont pas se transformer en violeurs ; mais la réalité est que la consommation de pornographie, même occasionnel, a le pouvoir de transformer les idées et les attitudes. [21] Et lorsque cela arrive, cela induit des changements dans les comportements. Rétablir la vérité sur les effets nocifs de la pornographie contribue à limiter son influence. La pornographie peut corrompre nos instincts les plus profonds ; mais notre esprit est capable de différencier ce qui relève de la pulsion et ce qui est bon pour nous. Le bonheur et l’amour, par exemple, sont universellement recherchés. Chaque décision individuelle favorisant l’amour et les relations saines reprogramme notre cerveau dans cette direction.

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